Le jeudi 20 janvier dernier, les sites du groupe Megaupload ont été fermé par la Justice américaine. Le FBI a procédé à la saisie de ses disques durs et de ses noms de domaines, situés aux Etats-Unis. De même la police de Nouvelle-Zélande a interpelé et arrêté Kim Dotcom, le fondateur de Megaupload, qui possède une des plus chères demeures de l’archipel.
Un Grand Jury s’est réuni le 5 janvier accusant la plateforme de téléchargement  « d’association de malfaiteurs en vue de commettre des actes de racket, d’infraction à la propriété intellectuelle et de blanchiment d’argent« . Mais par dessus tout, d’avoir mis en ligne à la disposition de tous des milliers de films et de musiques.

La réaction des hacktivistes provoque une « Web War 2.0 ».
Cette fermeture procédée par l’agence gouvernementale américaine a des répercussions sur le monde entier, ayant fait chuter le trafic Web de 20% d’après les fournisseurs français d’accès à Internet (FAI). Le site totalisait 30 millions de visiteurs quotidiens uniques. Le monde d’Hollywood, les artistes d’Outre-Atlantique, et de l’informatique n’a pas tardé à faire part de son indignation face à ce qui représenterait une atteinte à la liberté d’expression et de diffusion. Le collectif Anonymous présente la plus grosse forme de réaction. En France, le site de l’Elysée, de la Défense, d’Hadopi, des Amendes ainsi que le compte twitter de Nadine Morano ont été provisoirement inaccessibles. Aux Etats-Unis, le site de Vivendi, de Universal, de la défense américaine, de la justice américaine ont subis les mêmes attaques. Plus grave encore, les Anonymous ont piraté toute la bibliothèque musicale et filmographique de Sony, la mettant à disposition de tous sur des sites spécialisés.

 

La fin du partage de fichiers sur internet ? 
Mais des dizaines de sites webs semblables à Megaupload ont supprimé leurs contenus légaux et illégaux ou empêché l’accès aux citoyens américains à leurs serveurs. De peur de subir le même sort. Robin des Bois des temps modernes ou pirates délinquants et frustrés d’être troublés dans leur consumérisme sans monnaie, des divergences d’opinion demeurent. Ce qui est sûr, c’est que des millions de français et d’internautes ont pris l’habitude de ce genre de comportement.

Laurent Le Besnerais, ancien adhérent au Parti Pirate, et membre du collectif « Minitelz » proche d’Anonymous, revient sur cette petite déclaration de guerre sur Internet au micro de Youness Rhounna.

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