L’Elysée l’a confirmé ce mardi 25 novembre : la livraison du BPC Vladivostock aux Russes, gelée depuis septembre, est de nouveau officiellement reportée, les conditions relatives à la situation en Ukraine n’étant pas réunies… En attendant, ce navire militaire reste donc à quai, à Saint-Nazaire, au grand dam des partisans d’une livraison en bonne et due forme et pour qui cet imbroglio franco-russe pourrait, à terme, refroidir l’ardeur de futurs clients. Pourtant, dans le sillage de STX (qui intéresserait le constructeur italien Fincantieri pour un rachat, selon Le Monde), la navale nazairienne ne se porte pas si mal avec Néopolia, un groupement d’entreprises qui a décroché une double commande de Croisieurope portant sur deux navires fluviaux, Le Loire Princesse qui vient d’être mis à flot, et L’Elbe dont la construction va commencer prochainement, sans doute au printemps 2015. Croisieurope, qui entend encore étoffer d’avantage sa flotte et pourrait se tourner de nouveau vers Neopolia… C’est donc la preuve qu’en dépît d’un contexte international chahuté, la navale de Saint-Nazaire n’est pas boudée, du moins par des partenaires civils, comme nous l’explique Philippe Le Berre, vice-président de la filière marine de Néopolia.