Témoignage : au Pérou, l’armée est partout


Damien est étudiant à Lille. En août dernier, il est parti au Pérou pour y étudier pendant un an. Il y est resté depuis le début de la crise et se plie à un confinement bien plus sévère qu’en France. Car au Pérou, plus de 50 000 personnes ont été arrêtées jusqu’à présent, pour non-respect des mesures. Euradio recueille son témoignage.

Ce qui le choque le plus, c’est le décret du ministère de la Défense, qui exempte toute charge envers les forces de l’ordre, si elles blessent ou tuent pour faire respecter le confinement. Elles ont donc une impunité totale.

Mais Damien a une certitude : un confinement si dur ne peut pas durer : “Ici de toute façon, la quarantaine ne peut pas durer énormément de temps : au bout d’un moment, les gens vont bien devoir aller travailler. Il y a énormément d’emplois informels au Pérou. Les gens gagnent de l’argent au jour le jour, grâce à leurs petits boulots, mais ils n’ont pas de paie à la fin du mois. C’est l’argent du jour même qui leur sert pour manger. Du coup, ils sont vraiment obligés de sortir. Le confinement ne va pas durer.

Le Pérou est actuellement, après le Brésil, le deuxième pays le plus touché d’Amérique latine, avec environ 15 000 cas de coronavirus. Le confinement, qui devait s’achever le 26 avril, a été prolongé pour une durée indéterminée.

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