Les semaines d’éducation contre le racisme et toutes les formes de discriminations se tiennent tout au long du mois de mars, organisées par un collectif d’associations du département.Rencontre avec la FAL, la Fédération des Amicales Laïques de Loire Atlantique qui coordonne cette manifestation.

Depuis 44 ans le 21 mars est la journée internationale de lutte contre les discriminations raciales. A cet effet, de multiples manifestations sont organisées partout en France. Ces dernières années, par la force des choses, la mobilisation s’est étendue à d’autres discriminations : désormais il s’agit des semaines d’éducation contre le racisme et toutes les formes de discriminations. 

Pour Marine Guérin, chargée de mission à la vie associative à la FAL 44, l’idée des semaines contre toutes les formes de discriminations est de mettre en lumières les actions quotidiennes des différentes associations. Un travail de long haleine car de nombreuses discriminations perdurent ou progressent, comme les discriminations à l’accès au travail.

La question centrale : comment éradiquer les discriminations ?
Avant tout essayer de changer les mentalités, notamment des plus jeunes. Des actions sont donc menées dans les établissements scolaires volontaires via le ministère de l’Education Nationale pour sensibiliser au problème du racisme, de l’intolérance et de l’exclusion. Des actions juridiques sont également possibles, puisque les discriminations sont un délit réprimé par la loi, mais de nombreuses victimes n’osent se lancer dans une bataille judiciaire souvent trop lourde.

Ce 8 mars est également la journée internationale des femmes, ces associations agissant pour les droits des femmes étant subventionnées par les collectivités locales ou l’Etat. En 2010 la lutte contre les violences faites aux femmes était l’une des grandes causes nationales en France, mais malgré cela, l’association « D’une rive à l’autre » à Nantes, accueillant les victimes de viols et d’agression sexuelles depuis 1996, a fermé ses portes par manque de financement. Les subventions de la Préfecture de Loire-Atlantique et de l’Agence Régionale de Santé (ARS) ont été réduites, passant de 112 500 euros à 34 000 euros par an. 

L’argent reste le nerf de la guerre de toutes ces associations dans l’aboutissement de leurs actions. La Préfecture et l’ARS n’ont pas souhaité répondre à nos questions concernant l’association « D’une rive à l’autre ». Mais de là dire qu’une lutte contre une discrimination est plus louable qu’une autre aux yeux de financeurs publics, le pas n’est pas franchi.

 

>Programme détaillé des Semaines d’éducation contre le Racisme et toutes les formes de discrimination

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