Toujours à l’occasion de la semaine des radios associatives, la rédaction de SUN s’est intéressée à la radio communautaire, un média fait par et pour une communauté géographique, sociale ou encore ethnique. Il en existe des millieurs dans le monde et mais SUN n’est penché sur trois pays dans lesquels ces radios sont présentes : le Niger, le Canada et le Chili.

 

Au Niger, pays décolonisé depuis 1960, où le taux de pauvreté de la population atteint près de 50%, les radios du Réseau des Radios Communautaires et Rurales du Niger, se sont développées.
La première s’est installée dans la commune de Bankilaré, à l’ouest de la capitale Niamey, l’un des villages les pauvres du pays. Premier coordinateur de Reracor, Ousseini Idrissa est également animateur sur la radio communautaire Boukoki qui est destinée aux jeunes nigériens de Niamey. Son réseau tente de développer la prise de conscience politique des populations. Il explique que « le choix de Bankilaré n’était pas fortuit, il existait dans cette commune des problèmes de santé, d’éducation et de développement agricole« .

 

Aujourd’hui, ce sont 129 radios communautaires qui s’échangent des programmes, ce qui permet de traiter de sujets politiques, au travers de débats, d’émissions thématiques ou de sketchs, sur tout le territoire. L’idée est de pacifier le pays en période d’élections. « Nous cherchons à faire comprendre aux Nigériens que la politique est avant tout un dialogue et un débat d’idées« , continue le coordinateur. Les élections législatives, qui débuteront le 21 février 2016, seront un enjeu important pour le Reracor.

 

Pour lire et écouter les témoignages sur le rôles des radios communautaires au Chili et au Canada, rendez-vous sur la page spéciale réalisée par SUN à ce sujet.

 

Des reportages signés Clémence de Sagazan, Jean-Baptiste Maître et Arnaud Gruet.

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