Depuis le 1er janvier 2011, le Brésil n’a plus Luis Ignacio Lula da Silva à sa tête. Arrivé au terme de son deuxième mandat, la Constitution brésilienne l’empêche de briguer une troisième présidence consécutive. Il a alors dû se contenter de nommer la candidate du Parti des Travailleurs (PT) pour l’élection présidentielle à savoir Dilma Rousseff. Cette dernière a remporté le scrutin en 2010 contre José Serra, avec 56% des suffrages. D’aucuns affirment qu’elle est l’héritière du trône d’un Lula qui a redressé le pays économiquement, socialement et diplomatiquement. 

« Dilma n’est pas une présidente fantoche« 

Si l’ombre de Lula pèse sur Dilma Rousseff, celle-ci a les moyens d’imposer son image, celle de la « femme de fer« . C’est en tout cas l’avis de Laurent Delcourt, historien et sociologue au CETRI. Ce Centre tricontinental, organisation non gouvernementale, a été fondé en 1976 et basé à Louvain-la-Neuve (Belgique). C’est un centre d’étude, de publication, de documentation et d’éducation permanente sur le développement et les rapports Nord-Sud. Laurent Delcourt y est spécialiste de la question brésilienne et rappelle que Dilma Rousseff est à l’origine du dernier grand plan de redistribution sociale du mandat de Lula, la « Bolsa familia« . Cependant, si elle hérite d’un bilan très positif, il n’en demeure pas moins qu’elle va devoir affronter encore et toujours l’extrême pauvreté, les inégalités et la corruption que Lula n’a pu endiguer. Voici donc les enjeux auxquels va devoir faire face la première présidente d’un pays amené à être la cinquième puissance économique mondiale d’ici à 2016.

 

Laurent Delcourt répond aux questions de Francis Chevré pour Radio Prun’.

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