L'Université face au déficit
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Le 1er décembre dernier, le président de l'Université de Nantes réunissait les personnels de l'établissement afin de leur présenter un budget déficitaire de 4 millions d'euros et un plan qui permettrait de faire des économies dans certains domaines.

Des économies nécessaires

Lors du dernier conseil d'administration, le 21 octobre dernier, un budget déficitaire de 4 millions d'euros avait donc été présenté, une conséquence de la baisse des financements de l'Etat, évaluée pour 2011 à 9 millions d'euros. Yves Lecointe a ainsi présenté la situation et envisagé des économies sur le budget de fonctionnement, sur certaines filières ou options qui ne rassembleraient que peu d'étudiants.

La loi d'autonomie des universités en question

En 2007, le gouvernement Sarkozy et la ministre de l'enseignement supérieur Valérie Pécresse ont souhaité autonomiser les universités, notamment en matière de budget et de gestion des ressources humaines. L'idée était d'élargir le champ de responsabilités et de compétences des universités. Un audit avait alors été effectué afin d'évaluer la capacité de l'Université de Nantes à élargir ces compétences. L'inspection générale de l'Education Nationale avait conclu que l'Université était prête à mettre en place une forme d'autonomie en son sein.  Il était prévu que l'Etat accompagne cette transformation par des aides financières et matérielles. Or, le président Yves Lecointe a révélé les difficultés à obtenir des financements et le peu de moyens offerts : un tableur Excel.

Réactions des personnels et des syndicats étudiants

Après avoir exposé la situation, Yves Lecointe a donné la parole à ceux qui se trouvaient dans la salle. Un professeur a évoqué la possibilité d'augmenter les frais d'inscription tout en réévaluant à la hausse les bourses étudiantes. Il semble que cette option ne soit pas envisagée par l'Université de Nantes. Les syndicats étudiants, entrés discrètement dans la salle, sont intervenus : l'Unef en particulier et son président Valentin Bourgeois considèrent que la loi d'autonomie des universités n'est qu'une excuse qui permet plus facilement à l'Etat de se désengager de ses responsabilités envers les universités.

Pas de réunion avec les étudiants ?

En date du 7 décembre 2011, l'Université n'a toujours pas fixé rendez-vous avec les étudiants afin de leur faire part de la situation. Une intersyndicale s'est formée entre le SEN, le syndicat étudiant de Nantes, l'UNEF (Union Nationale des Etudiants de France) et Sud-Etudiant.

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